Retrait de QBE du marché de la construction : ce que ça change pour les entreprises BTP
Pourquoi QBE se retire du marché français de l'assurance construction, quelles entreprises BTP sont concernées, et comment anticiper la transition vers un nouvel assureur (décennale, RC pro).
L'assureur QBE s'est progressivement désengagé du marché français de l'assurance construction au cours des derniers exercices. Concrètement, cela signifie que les entreprises BTP encore couvertes par QBE en garantie décennale ou en responsabilité civile professionnelle vont devoir trouver, à l'échéance de leur contrat, un nouvel assureur capable de prendre le relais.
Quelles entreprises sont concernées par le retrait de QBE ?
Le retrait de QBE concerne en priorité les entreprises du bâtiment qui interviennent sur des activités à fort enjeu décennal : gros œuvre, second œuvre technique, étanchéité, charpente, fluides, démolition partielle. Ce sont précisément les entreprises pour lesquelles le marché de l'assurance construction est le plus tendu en 2026.
Pour les courtiers et grossistes spécialisés en assurance construction, ces entreprises BTP assurées chez QBE représentent une cible commerciale immédiatement adressable : elles vont, par obligation contractuelle ou par échéance, devoir comparer plusieurs offres dans les semaines ou mois qui viennent.
Quels sont les risques pour une entreprise BTP en transition ?
- Rupture de couverture si le nouveau contrat n'est pas signé avant l'échéance — un chantier ouvert sans décennale en cours expose le dirigeant à une responsabilité personnelle.
- Hausse tarifaire à activité égale, le marché de la construction française étant globalement durci.
- Refus de prise en charge pour les sinistres déclarés tardivement (notion de réclamation).
- Difficulté à obtenir une garantie sur certaines activités sensibles (ravalement avec ITE, étanchéité de toiture-terrasse, fondations spéciales…).
Comment anticiper la transition après QBE ?
Une entreprise BTP qui apprend le retrait de QBE a tout intérêt à anticiper de 4 à 6 mois minimum. La procédure standard implique de réunir une attestation N-1 et N-2, le détail des sinistres déclarés, le chiffre d'affaires ventilé par activité, et la liste des sous-traitants. Un courtier spécialisé pourra ensuite arbitrer entre plusieurs porteurs de risque.